Recreation

L’ÉQUIPE DE CRÉATION

RECREATION une installation

Mise en scène Stacey Christodoulou

Avec Stacey Christodoulou, Philippe Ducros

Scénographie Eo Sharp Trame sonore Darren Copeland

Dates du 7 au 9 mai, 1998
Lieu Galerie Oboro (4001 Berri, Montréal, coin Duluth)

Horaire du 12h au 17h

Billets Gratuit


Synopsis


Cette installation a été créée pour Counterposes, une production de Display Cult et de la galerie Oboro. Jouée dans un ascenseur industriel en marche converti en salle de jeu, cette pièce de théâtre corporel se penchait sur le côté sombre de la vie de banlieue. Dans cet environnement déformé (le mur du fond devenait le plancher), un couple jouait le rituel banal de la vie moderne sur fond de bruits d’activités domestiques, de chansons westerns aux influences hawaïennes, de musique d’ambiance des années 1950, de textes sur l’enlèvement de Patty Hearst et de rapports d’autopsie du meurtre de Jon Benet Ramsey. L’« enfant » du couple a disparu, et, à la fin, la femme disparaît aussi. Avec cette pièce, la compagnie a rapproché son esthétique de l’art visuel et exploré une relation acteur-spectateur plus dynamique.

Les spectateurs (plus de mille personnes par groupe de deux et trois) ont vu les 16 tableaux en mouvement au travers d’une fenêtre de deux pieds carrés. Les comédiens pouvaient arrêter l’ascenseur à différentes hauteurs de la fenêtre pour ajouter une autre dimension à l’expérience visuelle du public. À différents moments, les spectateurs pouvaient avoir le plancher ou le plafond à hauteur des yeux. Alors, ils voyaient les pieds des interprètes ou les voyaient sans tête, à partir du cou jusqu’en bas. À d’autres moments, ils pouvaient observer un tableau complètement accompli, y compris une performance dans le noir éclairée aux chandelles. Lentement, l’œuvre révélait une relation qui se désintégrait et des soupçons de meurtre étaient évoqués à la fin. Toutefois, on ne donnait que des fragments de l’histoire aux spectateurs pendant la représentation, des fragments qu’ils devaient ensuite reconstituer en revoyant la pièce ou en participant à des conversations avec d’autres spectateurs.

Pour lire notre manifeste dans Counterposes : Reimagining Tableaux Vivants par Jennifer Fisher et Jim Drobnick, veuillez cliquer ici.


Presse


« Meillure exposition de groupe, catégorie galeries et centres d’artistes : CounterPoses , à la galerie Oboro. Bien mené, ce blitz de trois jours présentait d’intrigantes variations autour du thème du tableau vivant, dans tout l’edifice du 4001 de la rue Berri. Un des bons coups de l’année, une initiative parfaitement originale. »

Bernard Lamarche, Le Devoir, December 31, 1998

« Évènements de l’année, TOP 10 ARTS VISUELS: Tableaux Vivants collectif, Galerie Oboro. »

Nicolas Mavrikakis, Voir, December 23 – January 6, 1999

“A comical tension floats in the air as the room shifts, the floor becoming the walls while I peer downs from what is now the ceiling. I am a suburban voyeur, spying on this revolving mise-en-scène, trying to crack the social codes of these day-to-day absurdities.”

Valérie Lamontagne, MIX, Fall, 1998

“Recreation evoked the dark underbelly of the apparent suburban tranquility of daily chores, abundant leisure time and a ‘nothing ever happens here’ banality.”

Jennifer Fisher and Jim Drobnick, Etc. Montreal, March – May, 1999

“The unsettling configuration of space – an elongated cube of a room, tipped on its side – and the vertigo inducing wood paneling and parquet flooring served as a perfect environment for the ensuing action of the two performer/specimens.”

Aaron Pollard, Pform, Fall, 1998



Photos


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