Dans une version écourtée de la pièce – mais qui conserve la très belle traduction en français de F.-V. Hugo (l’un des fils de Victor Hugo), et avec des ajouts plus que rafraichissants en créole – voici donc présentée pour quelques jours au Centre Segal des Arts de la scène, une superbe version de Macbeth, portée par cinq acteurs excellents, une très belle mise en scène, des costumes et des décors à propos, et dans l’ambiance de mystère des cultes vaudou encore pratiqués aujourd’hui. Une adaptation des plus intéressantes et qu’il ne faut pas manquer.
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Sophie Jama
http://info-culture.biz, NOVEMBER 25, 2016
The Other Theatre’s version casts an eerie spell. It’s not so much a representation of the play as a phantasmagoria of key scenes … as though remembered in a fever dream. … There’s an imaginative use of the studio space, with menacing branches, a silk parachute and a bathtub providing surreal set pieces. And there’s one laugh-out-loud moment when the three witches transform into affable village gossips congratulating Macbeth on his battle-won honours.
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Jim Burke
The Gazette, DECEMBER 2nd, 2016
C’est ce qu’a exécuté Stacey Christodoulou en mettant en scène Macbeth en Haïti. Elle présente Macbeth qui se hisse au rang de souverain à coups de machette. Pourtant, il n’a pas de cape, pas de couronne, bref, pas de signe distinctif. À part peut-être ce regard animal qui lui donne son air clairvoyant, comme s’il voyait l’avenir flotter devant ses yeux.
Ici, l’univers de Shakespeare est campé dans une scénographie d’Amy Keith aux teintes de kaki, de beige, de noir et de marron. Sur cette île mille fois piétinée par les mauvaises humeurs de la mer, les arbres se retrouvent racines vers le ciel et profilent une verticale qui relie les dieux et les humains. Les bougies au sol, le papier kraft aux murs et la rocaille en fond de scène complètent le tableau brut où les assassinats se succèdent. La musique de Serge Geoffroy, les costumes de Marija Djordjevic et les éclairages de David Perreault Ninacs ne font qu’augmenter notre plaisir des sens.
Bien que le récit ait été écourté, les acteurs et actrices ont réussi à incarner les personnages complexes de la pièce. Philippe Racine est fascinant à regarder dans la peau de l’empereur assassin. Il personnifie de manière intense le personnage torturé et en perpétuel questionnement, toujours prêt à repousser les limites que le pouvoir lui confère. … L’adaptation de Stacey Christodoulou en vaut définitivement le détour.
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Caroline Monast-Landriault
http://artichautmag.com, DECEMBER 5, 2016
Le spectateur peut rapidement être envoûté et transporté dans un autre univers grâce au décor sombre et à la musique l’accompagnant. À cet égard, le jeu des acteurs, qui donnent vie à ce Macbeth haïtien par leur enthousiasme et leur intensité, y contribue fortement. À la fois mystérieux et fascinant, Macbeth est à voir.
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Félix Lacerte-Gauthier
http://lesmesonnus.net,
DECEMBER 2, 2016
Dressed as a guerrilla warrior, Racine cuts an arresting figure. … Graceful gestures enhance time-honoured lines in this dance-informed, ritualistic piece. … The co-opting of a local park into the decor is but one of many deft visual touches within this not-to-be-missed production. »
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Pat Donnelly
The Gazette,
APRIL 9, 2010
…a sinewy hot-blooded production, so contained, so inviting, it feels like a series of scenes you’ve stumbled upon by accident, hidden in the shelter of a stand of mango trees as you spy on the unfolding horror. … At the centre of it all is the electric performance of Philippe Racine as Macbeth, who gives the role great physicality … a rare occasion where creative, technical and design elements are in sync and merge to great effect. It looks beautiful …
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Neil Boyce
The Mirror,
APRIL 15, 2010
Première réaction à chaud! Sous la direction de Mme Christodoulou le travail de cette équipe, par sa vision esthétique et par la qualité du jeu m’a littéralement coupé le souffle.
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Alvina Ruprecht
Franco-Théâtres, April15, 2010