En tant que nouveaux arrivants dans la ville, notre nouveau chez-nous, nous déambulons dans les rues, admirant l’architecture environnante. Nous nous interrogeons sur ces bâtiments éclectiques. Qui les habite ? À quoi ressemblent-ils à l’intérieur ? Leurs intérieurs ressemblent-ils à ceux que nous avons quittés ? La curiosité prend le dessus et, soudain, notre imagination s’emballe. À partir de ce simple point de départ, ce laboratoire de création a invité les jeunes à imaginer des espaces intérieurs fictifs inspirés des bâtiments existants de leur quartier.
Ce projet a pris forme pendant la pandémie, alors que nous étions confinés chez nous et immergés dans les outils numériques. En réponse, nous avons priorisé le corps comme principal outil de création et d’expression. Par le geste, le mouvement et l’action, l’objectif était de relier la physicalité de notre corps à l’architecture de la ville. Des ateliers ont été organisés avec des élèves des écoles secondaires Édouard-Montpetit, St-Laurent et Anjou.
Chaque école a travaillé sur un bâtiment spécifique de son quartier, imaginant son espace intérieur par le mouvement et la modélisation. Le projet a abouti à des expositions où les maquettes et les vidéos d’accompagnement, mettant en valeur les chorégraphies et le processus artistique, ont été présentées à la Maison de la Culture de chaque quartier respectif.